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de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm
Grand Élu Kadosch Chevalier Blanc et Noir 
65ème degré

HISTORIQUE :
Selon Vuillaume, «on connaît, hors de l'Écossisme, plusieurs Ordres, sous le titre de Chevaliers Kadosch (héb. Kadosch ou Kodesch, sanctus, consecratus, purificatus) ». Le rituel de Chevalier Kadosch pratiqué en France, désigné sous le titre particulier de Chevalier de l'Aigle blanc et noir, est lui-même très varié.
Le F:. W:. Oliemans, dans une étude intitulée «Tractatus de Gradu Tricesimo » a comparé dix-sept rituels de Kadosch.
Lorsque Henry A. Francken traduisit en 1783 les rituels du Rite de Perfection, d'après la patente transmise à Etienne Morin en 1770, le vingt-cinquième degré (32ème degré du R.E.A.A. et  83ème degré O.R.U.M.M.) n'était introduit que depuis peu de temps, en sorte que le degré de Kadosch avait été considéré comme dernier degré du Rite. Les rituels de la fin du 18ème  siècle ne font pas allusion, ou très peu, à l'histoire des Templiers.
Les références à la fin lamentable de l’Ordre des Templiers ne prennent leur plein développement qu'avec le romantisme du 19ème siècle. Par contre,   tous les rituels de Kadosch accordent une place primordiale à « l'échelle mystique » qui, à l'origine, comporte un seul montant à sept échelons consacrés chacun à une vertu. 
L'ensemble est présenté au néophyte, moins comme une doctrine de salut personnel, que comme un comportement recommandé à ceux qui sont amenés à assumer les responsabilités inhérentes à la direction, au degré suprême du Rite, plus tard, apparaît un second montant de l'échelle assemblant sept échelons consacrés aux Arts libéraux, groupés selon les conceptions anciennes en Trivium et Quadrivium.
Filiation Templière, Selon des textes relatant la légende du grade : « Plusieurs des Templiers qui échappèrent au supplice se réfugièrent en Allemagne. Une partie se mit sous la protection des princes et s'y conservèrent purs et sans taches, observant toujours leur ancienne règle, sous le titre de francs Maçons et continuèrent de n'admettre dans leur Ordre que de braves Gentilshommes qui après avoir reçu les trois premiers grades d'Apprenti, de Compagnon et de Maître et donné pendant au moins trois ans des preuves de zèle à l’Ordre, on leur accordait successivement les dernières connaissances...
Et depuis il s'en établit une (loge) à Édimbourg, en Écosse, de là en Angleterre et en France de, enfin cet Ordre s'est perpétué par toute la terre ».
Ce récit légendaire semble vouloir conférer des lettres de noblesse au Chevalier Kadosch. 
Nous avons ici un exemple typique de l'emprise des préoccupations culturelles sur l'enseignement ésotérique des grades maçonniques.
D'autant que la figuration scénique amène les acteurs, en l’occurrence les candidats, à proférer des menaces de vengeance. 
Certes les actes posés par le roi PHILIPPE LE BEL et par le pape Clément V sont condamnables, mais quel peut être le sens d'un serment de « vengeance », pris au sens littéral, par un néophyte aujourd'hui ? 
La légende Templière intervient dans les prémices des 47ème, 51ème et 65ème degrés de O.R.U.M.M ; l'histoire veut que le récit ait pris une part plus grande dans le dernier de ces degrés.
DECORATION DU TEMPLE :
A ) Premier Appartement
CONSEIL,  DIT ENCORE  "SEPULCRE"
Tendu de noir. Une lampe triangulaire, suspendue au‑dessus d'une trappe, laisse apercevoir un escalier, conduisant à un caveau, renfermant un sépulcre, sur lequel sont posés trois crânes humains en triangle. L'un est posé à l'Orient, il porte une couronne de laurier.  Les deux autres sont posés à l'Occident, l'un porte une couronne royale, et l'autre une tiare pontificale. 
Un banc est destiné au Candidat. En face, à l'Orient, un transparent porte cette maxime : " Celui qui saura surmonter les terreurs de la Mort s'élèvera au‑dessus de la sphère terrestre et aura le droit d'être initié aux plus grands mystères ".
B )  Second Appartement
CONSEIL :
Tendu de blanc.
A l'Orient, deux autels quadrangulaires, dont l'un porte une urne pleine d'encens fumant sur des braises, l'autre une urne contenant de l'esprit‑de‑vin enflammé qui, seul, éclaire la pièce. Entre les deux autels, suspendu, un Aigle bicéphale grandeur naturelle, mi‑partie blanc et noir, à droite et à gauche, les ailes éployées.
C ) Troisième Appartement
AREOPAGE :
Tendu de bleu.
La voûte est étoilée. A l'Orient, se trouve une plate-forme élevée de sept degrés, sur lesquels se trouve sept fauteuils. Un au centre, pour le Président, trois à sa droite et trois à sa gauche, disposés parallèlement à la longueur de la salle. Au‑dessus du fauteuil du Président, une draperie cramoisie forme dais et encadre l'étendard des Kadosch, partie supérieure blanche et partie inférieure noir devant le fauteuil du Président, un autel, avec une épée sur une balance romaine et deux poignards croisés en sautoir sur le Livre des Constitutions. 
A l'Orient, au Nord, au Sud, il y a trois candélabres, (trois en tout), garnis chacun d'un cierge de cire jaune. Les candélabres sont recouverts de crêpe noir.
D )  Quatrième Appartement
SENAT :
Tendu de rouge.
A l'Orient, la tenture est de velours noir, portant, brodés d'argent, des crânes transpercés par des poignards. Au‑dessus du trône, situé à l'Orient, est un Aigle bicéphale, ailes éployées, mi‑partie blanc à sa droite et noir à sa gauche, tenant en ses serres un poignard.
A son cou, est passé un cordon noir soutenant une Croix Teutonique. Sur sa poitrine, un triangle équilatéral portant au centre le Tétragrammaton, et autour, cette devise « NEC PRODITOR, NEC PRODITUR, INNOCENS FOVET ».
Une draperie de velours noir et blanc, parsemée de croix rouges pattées et alésées descend entre les ailes de l’Aigle et forme un pavillon de tente.
Derrière le trône, sont deux étendards croisé, l'un blanc avec une croix verte de Saint‑André, portant cette devise : DIEU LE VEUT ! ... , l'autre est noir, portant d'un côté une croix rouge pattée et alésée, de l'autre un aigle bicéphale noir tenant en ses serres un poignard avec la devise : « VINCERE AUT MORI ».
Ce quatrième appartement ou « Sénat » , est éclairé par neuf bougies de cire jaune, sept à l'Orient, dans un chandelier à sept branches, et deux à l'Occident, l'une au mausolée en forme de pyramide tronquée, en marbre noir, portant sur le sommet une urne funéraire recouverte de crêpe noir, et sur laquelle est une couronne de laurier. Aux quatre coins du mausolée, des vases funéraires remplis d'esprit‑de‑vin allumé laissant échapper de pâles lueurs. A mi‑chemin de l'Orient et du mausolée, se trouve l'Échelle mystérieuse.
RITUEL CÉRÉMONIAL D’INSTALLATION :
Les Frères et Sœurs décorant les camps et l’Orient sont en place, silencieux. Le Temple n’est éclairé que par trois flambeaux de cire jaune, placés l’un devant le Trois Fois Puissant Grand Commandeur, les deux autres Premier et le second Grand-Juges. Au centre du Temple, sur l’emplacement du carré long des Loges symboliques, un Autel drapé de noir, portant, croisés en X deux glaives à ornements funèbres, et dans la croisée des gardes cruciales, un poignard semblable à lame flamboyante. Ces armes sont posées sur le LIVRE de la SAGESSE ouvert au second chapitre des « MACHABÉÉS », (verset 41). Devant, dans la croisée des lames, une cassolette, et une navette garnie d’un mélange d’encens et de benjoin. Dans la cassolette, des braises sont allumées. Au dessus de la croisée des gardes, au dessus du pommeau du poignard est un crâne couronné de laurier, face à l’Occident.
Dans les parvis, face au double vantail de la porte du Temple sur une sellette assez haute, est un flambeau garni d’un gros cierge de cire jaune. Les portes du temple sont closes. Devant les colonnes d’Occident à terre, sur une petite Nappe noire triangulaire, posée aux pieds de chacune des colonnes, est un crâne.
L’un (colonne « J ») couronné d’une Tiare pontificale.
L’autre (colonne « B »), d’une couronne Royale fleur de lysée.
Les Crânes sont tournés vers l’Orient.

L'Aréopage ou Conseil Philosophique est un Atelier autorisé par les lettres constitutives délivrées par le Souverain Sanctuaire, à travailler au 65ème degré et à conférer le dit grade, conformément à la hiérarchie de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.
Les degrés conférés par les Sénats et les Aréopages sont indiqués à l’article 15. Il faut sept Maçons au moins, possédant régulièrement le Grade de Chevalier Kadosh pour former un Aréopage.
Nul ne peut être affilié dans un Aréopage, s'il n'est Maçon de l’Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm, ou d’un autre ordre ou d’une autre obédience. et possédant régulièrement le Grade auquel travaille l’Aréopage.
Les Chapitres présenteront au Grand Secrétariat du Souverain Sanctuaire les Chevaliers Rose-Croix méritant à leurs yeux l'élévation au 65ème degré. Le Souverain Sanctuaire a le droit d'élever aux Grades Supérieurs les Frères et Sœurs qui habitent un Orient dans lequel aucun Chapitre ni Aréopage n'est constitué.
Tout candidat reconnu admissible ne pourra être admis à l'Aréopage qu'après qu'il aura obtenu l'assentiment du Souverain Sanctuaire, à cet effet, extrait du procès-verbal de la séance de l'Aréopage constatant les titres du candidat seront adressée au Souverain Sanctuaire. Il ne pourra être procédé à la réception que lorsque l'autorisation de cette instance aura été obtenue.
Le Président de l'Aréopage porte le titre de Grand Commandeur, il est nommé directement par le Grand Maître National, sur proposition de l’Aréopage. Les Officiers sont élus suivants les instructions des Règlements Généraux, comme pour les Ateliers Symboliques.
Pour la direction d'un Aréopage, il faut au moins huit Officiers, à savoir :
  • Grand Commandeur
  • Premier Grand Juge
  • Second Grand Juge
  • Chevalier d’éloquence
  • Servant d’armes
  • Garde du camp
  • Grand Secrétaire
  • Grand Trésorier
Les Aréopages peuvent avoir un règlement particulier et financier qui sera soumis à l'approbation du Souverain Sanctuaire National. Lorsqu'il, y aura lieu de faire des réceptions de Chevaliers Kadosh en dehors d'un Aréopage régulièrement constitué, le Souverain Sanctuaire peut déléguer des Frères et Sœurs qui se formeront en Aréopage pour procéder à ces réceptions.